"Ils ne sont ni vifs ni prompts, mais ils supportent aisément la fatigue en travaillant d'un pas égal depuis la pointe du jour jusqu'au soir."


Descendance patronymique de Johann WILLISEGGER ~ 1705 ... 2005

   

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... et leurs histoires - Fabrication du fer blanc

Ce travail était réalisé à La Chaudeau (Aillevillers), l'une des rares manufactures de fer blanc fonctionnant à la fin du 18ème siècle, avec celles de Bains (Vosges) et Masevaux (Haut-Rhin). Un ouvrier (A) chauffe le fer en barres ; d'autres (B) commencent l'aplatissement en languettes qui, battues deux par deux sous le gros marteau à droite, sont élargies d'environ une vingtaine de centimètres et coupées : ce sont les semelles (d). Quand on a 50 semelles (ce qu'on appelle une trousse) pour le petit modèle et 25-30 pour le grand modèle, un ouvrier (le goujard) les trempe dans une eau argileuse, puis les porte dans un four (S) où elles sont réchauffées avant d'être à nouveau élargies sous le marteau. Les feuilles sont portées ensuite dans une cave voûtée (en bas à droite) où elles sont à l'abri de l'air et de la lumière, qui ne peuvent pénétrer que par la porte laissée ouverte pour le travail.

Planche XV-1 Planche XV-2
Autour d'un four (F) destiné à entretenir une chaleur constante, sont disposées des tonneaux remplis d'eau chaude et de seigle concassé. Le compagnon-étameur y dispose les trousses de tôle - après qu'on leur a donné les dimensions convenables - en les faisant passer successivement d'un tonneau à l'autre où la solution devient progressivement moins active. L'opération est menée sur une période de 5 à 8 jours. Quand les feuilles sont bien décapées, on les porte à des femmes, appelées récureuses (en haut à droite) qui les rincent et les essuient avec des chiffons, puis les disposent dans des bacs d'eau fraîche. Les feuilles sont apportées dans l'atelier d'étamage (à gauche). Le maître-étameur fait fondre de l'étain dans un four (q) et en écume les impuretés (ou crasse) pendant plusieurs heures. Les paquets de feuilles sont ensuite mis à tremper, à plat, dans le creuset, et retournés deux ou trois fois à l'aide d'un bâton. Une fois étamées, les feuilles sont posées sur un égouttoir (o) et passées au son par une récureuse. Elles sont enfin mises en barils par 300.

D'après LEMERCIER - Les forges de Haute-Saône du 18° au 20° siècle.


Date de création : 24/08/2005 @ 23:45
Dernière modification : 27/05/2007 @ 17:22
Catégorie : ... et leurs histoires


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Pierre Willisseck & Alain Willigsecker

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